Accueil Louise Turgeon Actualités littéraires Entretien avec Alain Dubos – L’épopée américaine de la France

Entretien avec Alain Dubos – L’épopée américaine de la France

- Imprimer ce texte - Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message

Partagez cette page avec :

 

 

1- Comment présenteriez-vous votre livre ?

C’est une balade à travers le temps, sur les traces de nos anciens. C’est la Nouvelle-France et ses deux cents ans d’existence. C’est l’Histoire de France, tout bonnement. Plutôt qu’un cours formel, j’ai choisi, en respectant la chronologie, d’aller d’un thème à l’autre, comme le précise la 4è de couverture. Le pari était de dire l’essentiel sur les trois parties de la colonie, Acadie, Canada et Louisiane, par des chapitres suffisamment courts pour susciter l’envie d’en savoir davantage, un peu comme par un jeu de piste. Le voyageur, qu’il soit chez lui, dans l’avion ou de retour à la maison, aura à cette lecture, je l’espère, mis quelques balises sur ce qu’il imagine, comme sur ce qu’il aura découvert… ou non.

 

2- Avez-vous une anecdote ou une histoire particulière liée à l’écriture de votre livre ?

Je me suis demandé comment j’allais traiter la bataille des Plaines d’Abraham. Il m’a semblé équitable, à un moment donné, de me mettre dans la peau d’un personnage qui ne fût pas de France. C’eut pu être Phips face à Frontenac, Lawrence décidant le Grand Dérangement, un autre. J’ai choisi Wolfe, pour l’événement sans doute le plus considérable, et lourd de conséquences, de toute cette histoire. Pareillement, j’ai fait vivre un guerrier Iroquois face au crépuscule de sa nation. Mon souci était de donner à l’ouvrage son équilibre.

 

3- Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage ?

Le besoin sans doute, de faire une synthèse de quinze années de travail sur notre Histoire de France en Amérique. Elle est ignorée ici, voire occultée quand elle n’est pas carrément niée. L’abaissement général de l’enseignement de l’Histoire, la manipulation des faits et des vérités par des idéologues, sont une tragédie chez nous. Pareillement, la langue française est attaquée de toutes parts, et nous régressons dans les classements internationaux (y compris dans les matières scientifiques). Il y a certes des gens qui résistent à cette plongée, mais ils peinent à se faire entendre. Or la langue est absolument indissociable de l’Histoire. C’est même, je pense, le couple de piliers qui tient les nations et les peuples debout. En m’opposant aux fossoyeurs par le simple récit d’une mémoire de ce qui fut, je fais un acte de résistance que j’assume pleinement.

 

4- Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?

Cela va paraitre un peu prétentieux, mais je pense être le seul romancier, ici en France, à avoir écrit sur les Patriotes de Papineau et sur Louis Riel ! Ne parlons pas de la Grande Paix de Montréal ! Et sur l’Acadie, nous ne sommes guère nombreux. Pareil pour la Louisiane des Acadiens de 1785. J’ai donc puisé dans la pile de tout ce que j’ai accumulé au fil du temps. Cela dit, je rends hommage à mon ami Claude Le Bouthillier, récemment disparu. Mon premier contact avec la littérature de son pays fut la lecture de sa saga acadienne. Je suis vraiment « entré en Acadie », pour traverser ensuite la Nouvelle-France d’un roman à l’autre, grâce à lui.

 

5- Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?

Pas vraiment. Je peux écrire un peu partout, dans presque toutes les conditions. Il m’est arrivé de rédiger des chapitres en voyage, avec un cure-dents, sur le Word de mon téléphone cellulaire. Je procède par pulsions plus ou moins prolongées, avec cependant une certaine paresse sans doute due, disons… au temps qui passe. D’autres écriraient de façon compulsive face au temps qui reste. Ce n’est pas mon cas.

 

6- Quels sont vos projets ?

Commencer un roman. J’ai quelques pistes. Un polar, peut-être ? Sinon, vos pays me manquent. Cela fait longtemps que je n’ai pas respiré l’air du Saint-Laurent, de Bouctouche ou du bayou. Je rêve d’aller aux Îles de la Madeleine, que je ne connais pas, pour revoir mon copain Henri-Paul, de Suroît. J’ai la nostalgie des Francofêtes de Moncton, des rochers du Cap Breton, des silences de l’Atchafalaya, des balades dans Québec et de mille autres choses. Mais bon, là, il va bientôt falloir commencer à sortir verger et potager de l’hiver et comme on dit, y’a d’la besogne !

 



CHRONIQUE DE CE TITRE

L’ÉPOPÉE AMÉRICAINE DE LA FRANCE
HISTOIRES DE LA NOUVELLE-FRANCE
Alain Dubos
LES ÉDITIONS BERTRAND-LACOSTE (DLL diffusion au Canada)
Littérature historique
2017 – 264 pages –  29,95 $ – 19,50 €

Découvrez tous les titres publiés chez cet éditeur
ÉDITIONS BERTRAND-LACOSTE

Imprimer ce texte - Cliquez ici pour recevoir ce texte par courriel

Partagez cette page avec :
Louise Turgeon
Inscrivez-vous à ma liste de distribution, des nouvelles fraîches tous les jours ! Cliquez sur le bouton Abonnement dans le haut de la page. Vous pouvez lire les chroniques prédécentes de cette catégorie en cliquant sur mon nom dans le haut de la page. Pour consulter les autres chroniques livres, cliquez sur ART ET CULTURE dans le haut de la page.
Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here