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L’Opéra de Montréal présente Don Giovanni de W. A. Mozart

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Les 19, 23, 26, 28 et 31 mai 2007 à 20 h
et 2 juin 2007 à 14 h

Don Giovanni</i de W. A. Mozart /
« L'opéra des opéras »

Pour clore sa 27e saison, l’Opéra de Montréal présente Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart, deuxième collaboration Mozart-Da Ponte et l’une des grandes œuvres de toute l’histoire de l’opéra, présentée ici avec de nouveaux décors et dans une distribution de premier plan : le barytonAaron St. Clair Nicholson, dans le rôle-titre du Charmeur de Séville, dont le nom même est devenu l’archétype du séducteur ; la soprano Susan Gritton, grande mozartienne de l’heure qui fait ses débuts à la compagnie dans le rôle de Donna Anna, noble dame, fille du Commandeur de la ville, père tout-puissant, chanté par la basse David Bedard. À leurs côtés : le ténor John Tessier (Don Ottavio), la soprano Lyne Fortin (Donna Elvira, abandonnée par l’infidèle Don Giovanni), le baryton-basse Neal Davies(Leporello, valet de Don Govanni), dont c’est la première venue à la compagnie, ainsi que le baryton Joshua Hopkins et la soprano Pascale Beaudin (les amoureux Masetto et Zerlina, paysans). Bernard Labadie dirige Les Violons du Roy et le Chœur de l’Opéra de Montréal.

Pour sa première mise en scène sur la grande scène de l’opéra, René Richard Cyr, revisite le grand mythe. Il a tenu à « souligner la lutte des clans qui sous-tend un combat d’idées et la lutte de pouvoirs, pour en extraire la dualité trouble entre ce qui est moral donc acceptable et ce qui est immoral, donc à proscrire ». La conception des décors a été confiée à Pierre Etienne Locas (qui avait réalisé celle de The Turn of the Screw en 2006), les costumes d’esthétique classique et moderne, inspirés de l’univers anglo-saxon de la fin du XIXe siècle, à Marc Senécal et les éclairages à Claude Accolas.

Don Giovanni a des allures de roman policier où l’on recherche le meurtrier tout au long de l’intrigue. Grand séducteur ayant charmé plus de 1000 femmes, Don Giovanni, masqué, tue le Commandeur de la ville, après s’être introduit dans sa demeure, et essayé d’abuser de sa fille, Donna Anna. Accompagné de son valet Leporello, le charmeur de Séville tente d’échapper à la vindicte d’Elvira, qu’il a abandonnée, et à celle de la paysanne Zerlina qu’il a tenté de séduire. Au cours d’une fête donnée dans le palais de Don Giovanni, Donna Anna reconnaît en lui l’intrus inconnu, meurtrier de son père, et demande à Ottavio de le venger. Surviennent trois personnages masqués, nuls autres que Elvira, Anna et Ottavio, venus confondre leur ennemi…
Les poursuivants sont sur la piste du maître et de son serviteur, venus se réfugier dans un cimetière. Ces derniers se retrouvent devant la statue qui orne la tombe du Commandeur… Celle-ci reproche à Don Giovanni sa conduite dépravée. Don Giovanni ordonne à Leporello de l’inviter à souper. Dans la grande salle du palais, le convive de pierre exige que Don Giovanni se repentisse. Il refuse neuf fois et la statue le précipite alors en enfer. Les six personnages tirent la morale de cette histoire :
« Ainsi finit qui mal agit ; des méchants le trépas est toujours accordé à leur vie ».

C’est le succès des Noces de Figaro au Théâtre national de Prague, durant l’hiver 1786-1787, qui valut à Mozart la commande d’un nouvel opéra pour l’automne suivant. Don Giovanni est devenu «l’opéra des opéras», affirmant le souffle créateur de son génie lyrique et la grande force tragico-burlesque du livret de Da Ponte (dramma giocoso – littéralement : drame joyeux), nimbé d’une aura érotique omniprésente. La beauté sensuelle de la composition révèle la puissance séductrice, quasi physique de la musique à la fois gaie et sombre.

DON GIOVANNI
dramma giocoso en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 1756 – Vienne, 1791)
Livret de Lorenzo da Ponte
Création, Théâtre national, Prague, 29 octobre 1787
Dernière production à l’Opéra de Montréal, juin 1995
Chanté en italien avec surtitres français et anglais.

AUTOUR DE DON GIOVANNI

préOpéra

Avant chaque représentation, le musicologue Pierre Vachon offre un préOpéra, une introduction à l’œuvre. À 18 h 30 pour les représentations en soirée; à midi 30 pour celle en matinée. Au Piano Nobile de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts (gratuit pour les abonnés; 5$ pour les non-abonnés).

Le métro vous chante Mozart ! (métrOpéra )

Le troisième événement de la série des événements urbains présentés par l’Opéra de Montréal, en collaboration avec la Société de transport de Montréal (STM) se tiendra dans trois stations de métro de la STM les 14 (Place des Arts), 15 (Atwater) et 18 (Berri-UQAM) mai 2007 de 16h à 16h30. Les usagers du métro de Montréal pourront entendre les plus beaux airs d’opéra chantés par les jeunes chanteurs professionnels de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal.

Distribution

Don Giovanni –Aaron St. Clair Nicholson, baryton (Canada)

Le Canadien Aaron St. Clair Nicholson est remarqué pour sa présence vocale et scénique d’un aplomb peu commun. La saison passée, il chante Figaro (Le barbier de Séville) au Florida Grand Opera de même que dans une une nouvelle production au Glimmerglass Opera. À son agenda également : Valentin (Faust) au Vancouver Opera. Finissant des célèbres programmes de perfectionnement Glimmerglass et Merola, il a incarné Lt. Lukash (The Good Soldier Schweik) et Sonora (La fille du Far West) au Glimmerglass Opera. Plus récemment, il était Arlequin (Ariane à Naxos) et Ping (Turandot) à l’Opéra de Montréal, Papageno (La flûte enchantée) au Florida Grand Opera et Charlie (Filumena) au Centre national des Arts à Ottawa. Dernière présence à l’OdM : Le Gala, 9e édition (2004).

Le Commandeur – David Bedard, basse (Canada)

Diplômé du programme Merola de perfectionnement pour jeunes artistes du San Francisco Opera, le Canadien David Bedard se produit en Amérique du Nord et en Asie : Houston Grand Opera, Vancouver Opera, Opera Ontario, Calgary Opera, Manitoba Opera, New Orleans Opera, New National Theater Tokyo. Parmi ses emplois, citons Leporello (Don Giovanni), le Bonze (Madame Butterfly), Fasolt (L’or du Rhin), Sparafucile (Rigoletto), Sarastro (La flûte enchantée), Bartolo (Les noces de Figaro), Colline, Benoît et Alcindoro (La bohème), Balthazar (Amahl et les visiteurs du soir), Falstaff (Les joyeuses commmères de Windsor), Commandeur (Don Giovanni), Frère Laurent (Roméo et Juliette), Osmin (L’enlèvement au sérail), Docteur Grenvil (La traviata), Old Andy Jr (The Turtle Wakes) et Elder Ott (Susannah). Dernière présence à l’OdM : Le Gala, 10e édition (2005).

Donna Anna – Susan Gritton, soprano (Grande-Bretagne)

En 2006, la Britannique Susan Gritton est Vitellia (La clémence de Titus), Rodelinda à Munich, Liù (Turandot) et Marenka au Covent Garden. Ses emplois lyriques sont également Fiordiligi (Così fan tutte), Pamina (La flûte enchantée) et Sophie (Le chevalier à la rose) qu’elle chante au English National Opera, le rôle-titre (Theodora) à Glyndebourne, Cléopâtre (Giulio Cesare) au Bayerische Staatsoper, Tytania (A Midsummer Night’s Dream) à Venise. Au concert, elle est Héro (Béatrice et Bénédict) avec le London Symphony Orchestra et le New York Philharmonic, est soliste dans le Requiem de Mozart avec le Scottish Chamber Orchestra et L’Enfant et les sortilèges avec le Philharmonique de Berlin. Sa discographie est abondante et inclut des titres comme le Messie et Theodora (DG), Béatrice et Bénédict (LSO Live) et Nannetta dans Falstaff (Chandos). Débuts à l’Opéra de Montréal.

Don Ottavio – John Tessier, ténor (Canada)

Le Canadien John Tessier reçoit des critiques fort élogieuses sur les scènes internationales, au concert et en récital : on souligne notamment les qualités exeptionnelles de sa voix et son style. Il travaille régulièrement avec des chefs réputés et des ensembles tels Les Violons du Roy, le New York Philharmonic, Music of the Baroque, le Los Angeles Philharmonic, le San Francisco Symphony et le Toronto Symphony. À l’opéra, il chantait récemment le Comte Almaviva (Le barbier de Séville) au New York City Opera, Chevalier de la Force (Dialogues des Carmélites) au Vancouver Opera et Don Ottavio (Don Giovanni) au Vancouver Opera et Austin Lyric Opera. En 2006, il incarne le Comte Almaviva (Le barbier de Séville) dans une nouvelle production du Glimmerglass Opera et Nemorino (L’élixir d’amour) au New York City Opera. Dernière présence à l’OdM : La veuve joyeuse (2004).

Donna Elvira – Lyne Fortin, soprano (Canada)

L’une des cantatrices canadiennes les plus en vue, Lyne Fortin chante de nombreux rôles à l’Opéra de Montréal, entre autres le rôle-titre dans Thaïs, Gilda (Rigoletto), Violetta (La traviata), Fiordiligi (Così fan tutte), la Comtesse Almaviva (Les noces de Figaro) et plus récemment Agrippine en 2005. Elle se produit sur la plupart des scènes canadiennes (Vancouver Opera, Opera Saskatchewan, Calgary Opera, Edmonton Opera, Opera Hamilton, Opéra de Québec où elle était Cio-Cio-San dans Madame Butterfly), américaines (Baltimore Opera, Seattle Opera, Connecticut Opera, Opera Pacific, Arizona Opera, Michigan Opera Theater) et européennes (Flanders Opera, Scottish Opera). Sa présence en concert est tout aussi remarquée comme soliste des principaux orchestres canadiens, invitée des réseaux français et anglais de la radio et de la télévision de Radio-Canada, et sur disque pour les étiquettes Analekta et CBC. Dernière présence à l’OdM : Le Gala, 10e édition (2005).

Leporello – Neal Davies, baryton-basse (Grande-Bretagne)

Gagnant du prix – catégorie lieder au Cardiff Singer of the World Competition de 1991, le Britannique Neal Davies se produit depuis au Royal Opera House – Covent Garden, au English National Opera, au Scottish Opera et au Welsh National Opera. Il est régulièrement invité au festival d’Édimbourg et aux BBC Proms et est soliste sur deux enregistrements importants : le Messie et Theodora de Handel sous étiquette Archiv. La saison dernière, il chante Zebul (Jephtha) au Welsh National Opera et Dr Kolenaty (L’affaire Makropoulos) au English National Opera. Il est Leporello (Don Giovanni) et Dulcamara (L’élixir d’amour) au Welsh National Opera, le rôle-titre dans Saul de Handel avec le Gabrieli Consort (porté au disque par DG), le Voyageur (Curlew River) au festival d’Édimbourg et Major General Stanley (The Pirates of Penzance) pour ses débuts au Chicago Lyric Opera. Il chante également au Canada notamment avec Les Violons du Roy et à l’Opéra de Québec (Leporello). Débuts à l’Opéra de Montréal.

Masetto – Joshua Hopkins, baryton (Canada)

Le jeune Canadien Joshua Hopkins chante récemment Almaviva dans Les noces de Figaro(Opera Pacific), Sharpless (Houston Grand Opera), Moralès (Canadian Opera Company), Papageno (Calgary Opera) et enregistre Pollux (Castor et Pollux) pour Naxos suite aux représentations de l’opéra en 2003 à Toronto. L’Opéra de Québec l’accueille pour ses débuts professionnels en 2001 dans les rôles de Cesare Angelotti et Sciarrone (Tosca). Suit alors Masetto (Don Giovanni) avec cette même compagnie. Il a remporté le premier prix du Julián Gayarre International Singing Competition (2002) et le premier prix du Vocal Division of the Young Texas Artists Music Competition (2004). Dernière présence à l’OdM : La clémence de Titus (2006).

Zerlina – Pascale Beaudin, soprano (Canada)

Elle en est à sa troisième saison à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. La saison dernière, elle a chanté l’une des Sœurs quêteuses (Suor Angelica) et Zerlina (Don Giovanni) à l’Opéra de Montréal et Flaminia (Le monde de la lune) avec l’Atelier lyrique. À la compagnie, ses débuts remontent à 2005 dans Oasis (L’Étoile). Pour l’Atelier lyrique, elle a été Flora (The Turn of the Screw) et la Première sorcière (Didon et Énée). Elle chantera prochainement Adèle (Le comte Ory) à l’Opéra de Nantes-Angers. Dernière présence à la compagnie : Don Giovanni (2007).

Production

Bernard Labadie – direction musicale et chef de chœur (Canada)

Le chef québécois Bernard Labadie a dirigé Les noces de Figaro, Thaïs, La veuve joyeuse, Agrippina, Carmen, Norma et La clémence de Titus à l’Opéra de Montréal, dont il a été le directeur artistique d’avril 2002 à mai 2006. Il est également fondateur et directeur musical des Violons du Roy, un orchestre de chambre spécialisé dans le répertoire des 17e et 18e siècles, et le choeur La Chapelle de Québec. En 1994, il devient directeur musical et artistique de l’Opéra de Québec où il dirige une quinzaine de productions. Il dirige plusieurs orchestres dont les orchestres symphoniques de Québec, Montréal, Calgary, Vancouver, Toronto, Winnipeg et Nouvelle-Écosse, l’orchestre du Centre national des Arts à Ottawa, à la Handel & Haydn Society de Boston, au New York City Ballet, Los Angeles Chamber Orchestra, l’Orchestre de chambre de Wallonie (Belgique), l’Orchestre symphonique Nihon Shinsei de Tokyo, Music of the Baroque (Chicago), le Seattle Symphony Orchestra et le Philadelphia Orchestra, entre autres. Comme chef lyrique, il est l’invité de théâtres comme le Glimmerglass Opera et le Santa Fe Opera. En 1997-98, Bernard Labadie est nommé « personnalité de l’année » à Québec par le Conseil québécois de la musique, officier de l’ordre du Canada en février 2005 et très récemment, « directeur artistique de l’année » – Opéra de Montréal et Les Violons du Roy – lors des prix Opus 2005. Dernière présence à l’OdM :La clémence de Titus</i (2006).

Mise en scène – René Richard Cyr (Canada)

Artiste québécois polyvalent et connu, René Richard Cyr oeuvre dans le milieu artistique comme comédien, metteur en scène, auteur, réalisateur et directeur artistique. Homme de théâtre fort respecté, il exerce son métier dans plusieurs théâtres de Montréal – Théâtre du Nouveau Monde, Théâtre du Rideau Vert, Espace GO, Compagnie Jean Duceppe, entre autres – et a assuré la codirection générale et direction artistique du Théâtre d’Aujourd’hui de 1998 à 2004. Il a signé plusieurs spectacles importants et émissions télévisuelles. Il est co-auteur et co-metteur en scène de Zumanity du Cirque du Soleil à Las Vegas (été 2003) et jouait récemment dans la série télévisuelle Cover Girl</idans le rôle du travelo Véronica Sinclair. La saison passée, il signe la mise en scène de The Turn of the Screw, produit par l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. Débuts à l’Opéra de Montréal.

Une présentation de Desjardins.

À la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts

Billets à la pièce à partir de 44 $

Billetterie PdA (514) 842-2112 / 1 866 842-2112 ou sur le sitePlace des Arts ou Opéra de Montréal

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