Dialogues des Carmélites

Dialogues des Carmélites

- Imprimer ce texte - Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message
PARTAGER

opera-de-montreal-hydro-quebecdialogues-des-carmelittes-revDIALOGUES des CARMÉLITES

de Francis Poulenc 

Après l’immense succès de ses Feluettes,

Serge Denoncourt s’attaque à ce chef-d’œuvre du XXe siècle

dans une toute nouvelle production 

Vidéo / Extraits musicaux / Pub télé / Balado

Comme troisième production de la saison, l’Opéra de Montréal propose un chef-d’œuvre du XXe siècle : Dialogues des carmélites, de Francis Poulenc, d’après la pièce de Georges Bernanos. Ce récit bouleversant des carmélites promises à la mort au temps de la Révolution française offre à l’opéra français ses plus belles pages. La mise en scène de cet opéra de la clarté — limpidité du texte et de la musique —, est confiée à Serge Denoncourt, dont la dernière mise en scène lyrique (Les Feluettes) a remporté un vif succès tant de la critique que du public. Une nouvelle production signée Productions ODM Inc. à l’affiche les 28, 31 janvier, 2 et 4 février 2017, à 19 h 30 à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Une distribution 100 % canadienne

Rapide retour à l’Opéra de Montréal pour Marianne Fiset (nous l’avons entendu il y a deux saisons dans Silent Night), qui incarne les doutes, les peurs et la rédemption de la jeune Blanche de la Force. La mezzo Mia Lennox prêtera sa riche voix aux tourments de la prieure Madame de Croissy, entourée de la soprano Marie-Josée Lord (Madame Lidoine), la mezzo Aidan Ferguson (mère Marie de l’Incarnation) et la soprano Magali Simard-Galdès (sœur Constance de Saint-Denis). Complèteront la distribution Antoine Bélanger dans le rôle du Chevalier de la Force, le renommé baryton Gino Quilico, O.C. (Marquis de la Force), Caroline Gélinas* (mère Jeanne de l’Enfant Jésus), Lauren Margison* (Sœur Mathilde), Keven Geddes* (Aumônier du carmel), Max Van Wick* (Officier), Geoffroy Salvas* (Geôlier), Dominic Lorange (1er Commissaire) et Philippe Bolduc (2e commissaire).  *Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal

Le chef Jean-François Rivest dirige l’Orchestre symphonique de Montréal et Serge Denoncourt signe la mise en scène, assistée de Suzanne Crocker. Les décors sont de Guillaume Lord, les costumes de Dominique Guindon et les éclairages de Martin Labrecque. Claude Webster est chef de chœur. L’œuvre est chantée en français avec surtitres français et anglais. 

L’histoire

C’est l’histoire vraie des seize Carmélites de Compiègne guillotinées le 17 juillet 1794, marquant ainsi la fin de la Grande Terreur. Devenus œuvre de fiction, le Dialogues des carmélites met en scène Blanche de la Force, une jeune aristocrate entrée au couvent pour vaincre sa peur de la vie et son angoisse de la mort; la vie monacale la transfigurera. Fuyant d’abord le couvent pour échapper au martyre, elle rejoindra ses compagnes et montera sur l’échafaud, libérée et paisible.

Une pièce sur la grâce… et une genèse complexe

Poulenc raconte à Claude Rostand en 1957 : « Si c’est une pièce sur la peur, c’est également et surtout, à mon avis, une pièce sur la grâce et le transfert de la grâce. C’est pourquoi mes carmélites monteront à l’échafaud avec un calme et une confiance extraordinaires. La confiance et le calme ne sont-ils pas à la base de toute expérience mystique?

La première représentation en français de Dialogues des carmélites est donnée le 21 juin 1957 à l’Opéra de Paris : c’est un succès! Mais l’histoire de sa genèse est un écheveau à démêler. Le 22 juin 1794, seize carmélites sont arrêtées, envoyées au tribunal révolutionnaire, puis guillotinées le 17 juillet. L’histoire est consignée par l’unique survivante, Marie de l’Incarnation, et publiée après sa mort en 1836. Cent ans plus tard, cette histoire est reprise dans une nouvelle de l’écrivaine allemande Gertrude von Lefort, qui ajoute le personnage fictif : Blanche de la Force. En 1938, l’écrivain catholique Georges Bernanos prend connaissance du roman de Gertrude von Lefort et, en 1947, il débute l’écriture d’un scénario à la demande du père Bruckberger qui veut en faire un film avec le cinéaste Philippe Agostini. Sa mort, en 1948, suspend le projet de film (qui se fera en 1960). En 1950, l’éditeur Albert Béguin transforme les écrits de Bernanos en pièce de théâtre éditée sous le nom de Dialogues des carmélites et mise en scène en 1952 par Jacques Hébertot. En 1953, à la demande de Guido Valcaranghi, directeur des éditions Ricordi, Poulenc s’attèle à la composition d’un opéra basé sur cette même pièce (adaptée en italien par le dramaturge Flavio Testi) qu’il épure et découpe en tableaux avec «un immense respect». Poulenc s’identifie à Blanche de la Force en proie aux pires terreurs, alors que lui-même traverse une période difficile après la mort de son compagnon Lucien Roubet. L’orchestration est achevée en 1956. L’opéra est créé en italien à la Scala de Milan le 26 janvier 1957, puis en français, à Paris, en juin de la même année.

Une musique de la grâce, loin des approches expérimentales de son temps

Poulenc compose un opéra spirituel davantage dans l’esprit des Debussy, Verdi, Moussorgski et Monteverdi que dans celui des approches expérimentales de son siècle… Son génie sera de mettre la richesse et le lyrisme des mélodies françaises au service de la clarté du texte. L’orchestration colorée est utilisée avec finesse pour ne pas obscurcir le propos et établit le climat. Quant aux voix, il utilise toutes les possibilités de la voix humaine, récitatifs et arioso, toujours proches des émotions et des inflexions de la langue parlée. Il réussit ainsi à exprimer les divers états d’âme des protagonistes, qui vont de l’angoisse de la vieille prieure devant la mort à la tendresse rassurante de Madame Lidoine à la Conciergerie, de l’agitation violente au moment de l’expulsion des religieuses de leur monastère à la fraîcheur espiègle de Sœur Constance. Poulenc réussit une fusion parfaite entre le style mélodique profane de ses mélodies et une esthétique religieuse en les confrontant aux exigences du drame lyrique.

Opéra : Dialogues des carmélites de Francis Poulenc

Structure : 3 actes

Langue : en français avec surtitres français et anglais

Livret : d’après la pièce de théâtre de Georges Bernanos, tirée de la nouvelle Die letzte am Schafott (La Dernière à l’échafaud) de G. von le Fort (1931)

Création : Scala de Milan, 26 janvier 1957 en italien et Opéra de Paris, 21 juin 1957 en français

Nouvelle production : Productions ODM Inc.

Dernière présentation à l’Opéra de Montréal : mars 2000

JANVIER À L’OPÉRA DE MONTRÉAL 

PARLONS OPÉRA – GRATUIT

Un nouveau directeur général, de nouvelles idées… L’Opéra de Montréal sort de ses murs pour vous parler opéra. Parlons opéra! est notre nouvelle série d’initiation à chaque opéra de notre saison. Une semaine environ avant la première, en compagnie du musicologue Pierre Vachon (Ph.D.), d’un pianiste et d’un chanteur, plongez au cœur de chaque œuvre en 90 minutes (incluant une pause café) : histoire, musiques, voix, contexte culturel, compositeur, style…

Prochain rendez-vous : Dialogues des carmélites

Lieu : Salle de concert du conservatoire de musique de Montréal.

Date : 21 janvier, 11 h. Info

PLACE À L’ART VOCAL – GRATUIT

Deuxième entretien en collaboeation avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

L’opéra et les femmes : vaste sujet. Au 17e siècle, elles étaient déesses ou épouses de roi, souvent un faire-valoir, et elles occupaient peu de place sur scène à cause d’un interdit papal. Au 18e siècle, les femmes de caractère et des meneuses de jeu apparaissent, et Mozart leur donne une réelle indépendance. Au 19e siècle, elles sont consacrées divas et au 20e, elles sont multiples… Qui sont-elles donc, ces femmes à l’opéra? Leur histoire, les archétypes, les rôles… Un survol en compagnie de Chantal Lambert, directrice de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. Animation, Pierre Vachon avec les chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal: Lauren Margison, Chelsea Rus, Caroline Gélinas, Katie Miller et Carol-Ann Fraser.

Lieu : BAnQ – 475, de Maisonneuve Est à Montréal

Date : 25 janvier, 19 h Info

Suivez l’Opéra de Montréal  sur

#dialoguesdescarmelites #anotherbrickmtl #laboheme  

Opéra de Montréal | Saison 2016-2017 – 37e saison

Tous les opéras sont présentés en langue originelle, avec surtitres bilingues projetés au-dessus de la scène.

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts (PDA)

POULENC – Dialogues des carmélites | 28, 31 janvier, 2, 4 février 2017 à 19 h 30

BILODEAU – Another Brick In The Wall – L’opéra | 11, 13, 14, 16, 18, 20, 22, 24 et 26 mars 2017 à 19 h 30 (Programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal)

PUCCINI – La bohème | 20, 23, 25, 27 mai 2017 à 19 h 30

Conception graphique de la campagne 2016-2017 de l’Opéra de Montréal : Brad 

Vente de Billets

Billets à la pièce

Billetterie de la Place des Arts : 514-842-2112 • 1 866 842-2112

À partir de 20 $

Nouveautés cette saison

  1. Forfait famille: un nouveau rendez-vous familial pour préparer le public de demain, animé par le charmant et curieux Théo de la chaîne Yoopa.
  2. Forfait Ma première fois: parce qu’on n’oublie jamais sa première fois… visite des coulisses, bouchées, spectacle…
  3. Série Flex: une série opéra sur mesure
  4. 30 ans et moins: à 50 % de rabais, toutes catégories
  5. Jeunes associés: cocktails, réseautage

Info : operademontreal.com/billets

Passez à l’acte ! vivez l’expérience opéra en ligne sur operademontreal.com

L’Opéra de Montréal

Fondé en 1980 et basé à Montréal, l’Opéra de Montréal est la plus importante maison lyrique francophone en Amérique du Nord. L’an dernier, près de 50 000 spectateurs ont franchi les portes de l’Opéra de Montréal dirigé par son directeur général Patrick Corrigan et son directeur artistique, Michel Beaulac. Sa saison comprend quatre opéras et de nombreuses activités de l’Atelier lyrique et de démocratisation. L’Opéra est un acteur de premier plan dans le développement économique, culturel et social puisque, chaque saison, il entretient des relations avec plus de 360 entreprises d’ici et embauche pas moins de 800 artistes et artisans. Près de 80 % des artistes qui s’y produisent sont Canadiens.

Imprimer ce texte - Cliquez ici pour recevoir ce texte par courriel
PARTAGER
Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message

LAISSER UN COMMENTAIRE