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Les secrets de la Petite Italie ***½

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Les secrets de la Petite Italie

Jusqu’au 2 décembre

Texte Steve Galluccio
Mise en scène Monique Duceppe
Avec Davide Chiazzese, François-Xavier Dufour, Michel Dumont, Roger La Rue,                     Danièle Lorain, Marie Michaud, Pascale Montreuil

RÉSUMÉ

Un drame à l’italienne, nouveau genre

Petite Italie. Dimanche après-midi. Un léger vent de panique se lève dans l’appartement de Tony. Il est sans nouvelles de sa femme Amanda. Elle, qui veille à tout, est sortie faire des courses et ne revient pas. Cette mystérieuse disparition provoquera par ailleurs un retour aussi inattendu qu’explosif : celui d’Ivana, la marginale… Au fil d’un drame irrésistiblement comique, une galerie de personnages hauts en couleur est forcée de mettre en pièces les belles apparences. Les couteaux voleront bas, les paroles égratigneront. Et, un dimanche après-midi dans la Petite Italie, la vérité éclatera enfin au grand jour.

Cette nouvelle pièce de l’auteur de Mambo Italiano et des Chroniques de Saint-Léonard met en scène une famille d’Italo-Montréalais figée dans le déni et l’évitement. Malgré leur savoureux franc-parler et un sens du drame typiquement italien, tous refusent de reconnaître une réalité qui « déshonore ». On s’accroche au passé, esquivant le présent. Un drame à l’italienne, nouveau genre, où Steve Galluccio fait allègrement volte-face du tragique au comique, au cœur d’un univers qu’il connaît parfaitement.

CRITIQUE

Le rideau de scène est devenu un drapeau italien pour l’occasion, encadré de colonnes de faux marbre. Le tapis d’entrée, rouge bordé de jaune portant l’inscription La Petite Italie, souhaite la bienvenue. À cela s’ajoute une musique italienne mélancolique jouée à la clarinette. On entre de plein pied dans l’univers d’une famille italienne qui vit dans un vieil appartement, murs beige passé, à cimaise en bois brun et portes françaises donnant sur le corridor. Seules plusieurs photos décorent le haut du mur. Décor suranné s’il en est.

Le vieux Lino, cloué à sa chaise roulante, a vécu la guerre. Il y vit en compagnie de son fils Tony et d’Amanda, sa bru, qui voit à son confort. Tony a deux fils et un petit-fils. La voisine Mara rend souvent visite à la famille, tout comme Lia, propriétaire d’un petit café. Ils parlent un français entrecoupé de mots italiens ou anglais. En cela, ils sont typiquement italiens. Ils font référence aux endroits connus du quartier, la rue Dante, l’épicerie Milano, le café Italia et le marché Jean-Talon. Là aussi on se sent dans la Petite Italie. Mais, l’image de la famille italienne tissée serré, se désagrège au fur et à mesure que les personnages entrent en jeu. Finalement, l’intrigue n’a rien de typiquement italien et c’est un peu décevant. Cette famille pourrait être la vôtre ou la mienne. Le scénario de Steve Galluccio n’est pas à la hauteur de celui de sa dernière pièce, Les Chroniques de Saint-Léonard, qui était beaucoup plus typée. Les acteurs interprètent bien leur rôle mais c’est l’accent de Danièle Lorain qui remporte la palme.

*** ½
0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts
http://www.duceppe.com
Réservations : Billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou http://www.laplacedesarts.com

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