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Les Fourberies de Scapin

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Les Fourberies de Scapin, une farce toujours actuelle qui promet de réchauffer l’hiver en démontrant que le rire peut être une arme redoutable pour dénoncer les injustices sociales !


Les Fourberies de Scapin
de MOLIÈRE
mise en scène CARL BÉCHARD

du 16 janvier au 10 février au Théâtre du Nouveau Monde
++2 SUPPLÉMENTAIRES++
dimanche 11 février, 14h + samedi 17 février, 15h

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Dès le 16 janvier, Molière revient embraser les planches du TNM ! Une équipe de feu est réunie autour de Scapin, le valet facétieux interprété par André Robitaille, à qui Benoît Brière et Patrice Coquereau, entre autres, donneront la réplique. Sous la direction de Carl Béchard, à la fois spécialiste et amoureux du grand maître de la comédie, ces Fourberies ne manqueront ni de relief, ni de piquant. Dans un esprit résolument commedia dell’arte, cette farce toujours actuelle promet de réchauffer l’hiver en démontrant que le rire peut être une arme redoutable pour dénoncer les injustices sociales…

COUPS DE BÂTONS ET COUPS DE THÉÂTRE !

Écrite en prose, Les Fourberies de Scapin est l’une des pièces les plus jouées et, vraisem blablement, la plus drôle de Molière. Un valet comme rôle principal ! Quelle effronterie de l’auteur pour l’époque et quel personnage ! Complice bienveillant de l’amour naissant entre deux couples de jeunes gens, Scapin s’en donne à cœur joie pour confondre et se moquer des vieux pères, tout en mettant en lumière les abus que subissent les serviteurs. Véritable concentré de malice et d’audace, il redouble de stratagèmes, de travestissements et de pirouettes pour arriver à ses fins. Mais ses ruses et ses tromperies sont toujours mises au service du bien et du bonheur de ceux qui l’entourent. Comme souvent chez Molière, le rire intelligent est utilisé pour dépeindre la société et défendre les petites gens, aux dépens des puissants.

FOU DE MOLIÈRE

Comédien et metteur en scène, Carl Béchard connaît bien l’univers de Molière pour l’avoir beaucoup fréquenté. Sa créativité et son énergie faisaient merveille dans Tartuffe et Les Femmes savantes, deux spectacles de Denis Marleau et Stéphanie Jasmin (codirecteurs d’Ubu comentépagnie de création), préss au TNM. Il a également joué dans Les Fourberies de Scapin sous la direction de Denise Filiatrault et dans Le Misanthrope, monté par Françoise Faucher. Sa mise en scène du Malade imaginaire, en 2006, a marqué la mémoire des spectateurs du TNM, tout comme celle de L’Imprésario de Smyrne de Goldoni, un spectacle festif et déjanté, présenté en 2008, dans lequel il démontrait sa maîtrise d’œuvre et sa passion pour la commedia dell’arte.

Possédant un sens aigu du rythme et du comique, une précision de jeu remarquable et une belle intelligence du texte, Carl Béchard est un directeur d’acteur hors pair. Pour ces Fourberies de Scapin, qui marquent son retour au TNM en tant que metteur en scène, il s’est entouré d’une équipe emportée par trois virtuoses de la comédie : André Robitaille, Benoît Brière et Patrice Coquereau.

UN TRIO DE CHOC

Manipulateur, rusé, vif et brillant, Scapin domine la pièce : un rôle, exalté par des prouesses physiques et verbales, qui demande une agilité et un engagement sans pareil. André Robitaille, acteur dont la présence se fait rare sur nos scènes, offre à ce grand personnage classique tout son charisme et toute sa fantaisie. Il retrouve avec bonheur ce Scapin qu’il a rencontré et joué alors qu’il était encore étudiant à l’École nationale de théâtre.

Acteur majeur, Benoît Brière rêve de jouer tout Molière ! Du Misanthrope à Tartuffe, en passant par Le Bourgeois gentilhomme et Don Juan, son registre est impressionnant ; dans le rôle de Géronte, il forme avec Patrice Coquereau, qui incarne Argante, l’incomparable paire de pères dupés. Nul doute que ces deux comédiens au talent immense insuffleront à leur personnage une dimension aussi absurde que comique. Les deux couples d’amoureux sont interprétés par Marie-Eve Beaulieu, Sébastien René, Catherine Sénart et Simon Beaulé-Bulman.

LES FICELLES DU THÉÂTRE

Carl Béchard a délibérément placé son travail sous le signe de l’artisanat en hommage à la commedia dell’arte. Les costumes d’époque, signés Marc Senécal, réinventent le style tout en restant dans la lignée d’une production classique. Des projections d’images créées et manipulées en direct par l’artiste visuelle et marionnettiste Marcelle Hudon sont intégrées à la scénographie de Geneviève Lizotte afin que le spectateur puisse « voir » jaillir l’idée chez Scapin, comme un éclair de son génie. Par ailleurs, si l’ajout de transitions entre les scènes, chorégraphiées par Bernard Bourgault, cherche à mettre en lumière l’esprit de troupe cher à Molière, les scènes de menaces et de bastonnades, réglées par Huy Phong Doan, veulent quant à elles révéler la cruauté du rire qu’elles provoquent. Enfin, la musique originale de Carol Bergeron ajoutera un grain de folie à cette célèbre comédie-farce de Molière.

Magnifique initiation au théâtre classique, Les Fourberies de Scapin est un spectacle à voir en famille. Cette production du TNM partira ensuite en tournée dans tout le Québec au printemps 2018.

Au Théâtre du Nouveau Monde
84 rue Sainte-Catherine Ouest
(métro Place des Arts)

Réservations 514.866.8668 ou http://www.tnm.qc.ca

 

 

 

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