Accueil Jocelyne Tourangeau Lumières Le bizarre incident du chien pendant la nuit *****, apprivoiser la différence

Le bizarre incident du chien pendant la nuit *****, apprivoiser la différence

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Jusqu’au 19 mai 2018

LE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT

TEXTE SIMON STEPHENS
MISE EN SCÈNE HUGO BÉLANGER, TRADUCTION MARYSE WARDA
AVEC STÉPHANE BRETON, NORMAND D’AMOUR, CATHERINE DAJCZMAN, LYNDZ DANTISTE, MILVA MÉNARD, CATHERINE PROULX‐LEMAY, ADÈLE REINHARDT, SÉBASTIEN RENÉ, PHILIPPE ROBERT, CYNTHIA WU-¬‐MAHEUX
CONCEPTEURS : LIONEL ARNOULD, JEAN BARD, NORMAND BLAIS, LUDOVIC BONNIER, LUC PRAIRIE, MARIE CHANTALE VAILLANCOURT

◆ Une pièce acclamée de Londres à Broadway : gagnante de 7 Laurence Olivier Awards et de 5 Tony Awards
◆ « Incontournable » ‐ Richard Zoglin, Time Magazine
◆ « Voilà une production qui change votre façon de voir et d’entendre » ‐ Ben Brantley, New York Times

L’INTRIGUE

Qui a tué Wellington, le chien de Mme Shears, la voisine ? Christopher Boone,
« quinze ans, trois mois et deux jours », décide de mener l’enquête. Christopher possède une intelligence remarquable et une logique imparable: il aime les listes, les plans, la vérité et Sherlock Holmes. Il connaît tous les pays du monde et les nombres premiers jusqu’à 7507. Christopher est autiste et porte en lui une part de génie. Cependant, les êtres humains le déconcertent. Tout seul, il n’est jamais allé au‐delà du bout de sa rue. Mais quand son père lui ordonne de cesser ses investigations, Christopher refuse d’obéir. Au risque de bouleverser profondément le délicat équilibre de l’univers qu’il s’est construit…

Adaptation du best-‐seller international The Curious Incident of the Dog in the Night-Time de Mark Haddon, cette pièce signée Simon Stephens crée l’évènement partout où elle est présentée. Cette fascinante épopée d’un adolescent singulier et courageux prend vie cette saison sur les planches de DUCEPPE, portée par l’inventivité du metteur en scène Hugo Bélanger. Ce spectacle émouvant et captivant incite à poser un regard nouveau sur la différence, sur notre monde, sur nous‐mêmes. Une œuvre aussi extraordinaire que son jeune héros, acclamée du West End de Londres jusqu’à Broadway avec une récolte exceptionnelle de sept Laurence Olivier Awards et cinq Tony Awards.

CRITIQUE

Sous un ciel noir mais étoilé, un bout de gazon. C’est là que Christopher Boone, qui prend des marches la nuit, parce que ça le calme, fait la découverte macabre. Wellington, le chien de la voisine, Mme Shears, gît là, transpercé d’une fourche. Christopher est bouleversé et décide qu’à l’instar de Sherlock Holmes, un de ses héros, il mènerait une enquête pour en découvrir l’assassin.

Au fil de l’enquête on apprend à connaître Christopher, un enfant, qui ne supporte ni le bruit ni qu’on le touche, et qui a besoin de vivre dans un univers précisément réglé, sans imprévus aucuns. Il confie son quotidien à son journal dont il nous lit des passages, tout en laissant parfois la parole à son amie imaginaire. Son père avec qui il vit, l‘aime tendrement et a appris à se plier à toutes les exigences de son fils autiste. Une vie réglée au quart de tour le sécurise jusqu’au jour où Christopher retrouve des traces de sa mère qu’il croyait morte. Il quitte alors son petit village pour Londres, à sa recherche. Son geste équivaut à se jeter dans le vide et c’est à travers cette aventure qu’on apprend à connaître ses faiblesses mais aussi ses forces. On s’attache à cet adolescent aux prises avec ses craintes et son imaginaire bien particulier qui décide d’affronter courageusement l’inconnu malgré ses peurs.

Sébastien René interprète magnifiquement le rôle de Christopher. Il a des gestes de crainte poignants, des cris si bien placés qu’on ne doute pas un seul instant de ses insuffisances. Il est tout menu à côté de son père. Normand D’Amour, tellement costaud à ses côtés, rend le rôle du père avec énormément de délicatesse.

La mise en scène est d’une belle efficacité, le ciel étoilé, le dessin au sol qui se répète en fond de scène, les immeubles qui sortent du plancher, le wagon de métro qu’on imagine facilement.

Une pièce qui nous fait apercevoir les difficultés de l’autisme mais aussi celles d’être parents d’un enfant différent. Une des plus belles pièces que j’aie vue récemment. Pas étonnant qu’elle ait été autant primée.

*****

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts

Réservations: http://www.duceppe.com
ou Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou http://www.laplacedesarts.com

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