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La mort d’un commis voyageur *****

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LA MORT D’UN COMMIS VOYAGEUR

JUSQU’AU 4 NOVEMBRE

Une pièce de Arthur Miller
Traduction et mise en scène Serge Denoncourt
Avec Marc Messier, Mikhaïl Ahooja, Marilyse Bourke, Éric Bruneau,
Sarah Cloutier-Labbé, Charles-Alexandre Dubé, Aude Lachapelle
Robert Lalonde, Jean-Moïse Martin, Mathieu Richard
Manuel Tadros, Louise Turcot

Parce que, toujours les fils ont peur de décevoir leurs pères. Parce que les pères sont toujours dans la crainte de décevoir leurs fils. Parce que les pères pleurent à l’infini le jour où leurs fils ont entrevu leur faiblesse. Parce que les fils pleurent aussi la découverte de cette faiblesse. Parce que les pères sont voués à décevoir les fils et que les fils feront toujours pleurer les pères…. – Serge Denoncourt

Un drame familial : celui d’un homme qui au soir de sa vie ne comprend plus car tout son système de valeurs s’écroule. Perdu dans les méandres de ses rêves et incapable de faire face à ce monde qui se transforme, Willy Loman s’effondre inexorablement….                    – Denise Filiatrault

CRITIQUE
Un mur, une table, quatre chaises, un décor de cuisine qui devient momentanément le bureau d’un agent sportif, celui d’un chic restaurant ou d’une chambre d’hôtel. À lui seul, l’éclairage nous transporte d’un endroit à l’autre. Pour réussir dans la vente, il faut du charisme et une forte dose de confiance en soi. Willy Loman a élevé ses fils, Biff et Happy, dans cet état d’esprit. Mais la clientèle évolue et vient un temps où l’entregent ne suffit plus. Pourtant, Willy nie cette réalité qui crève pourtant les yeux, jusqu’à ce qu’il se rende finalement à l’évidence et commette l’irréparable.

Marc Messier est d’une humanité bouleversante en Willy Loman, tour à tour enjoué, ensorceleur et menteur bien sûr. La douceur de Louise Turcot sied admirablement au rôle de Linda, sa femme, toujours amoureuse de lui. Éric Bruneau présente un portrait juste du jeune sportif Biff, grand admirateur de son père et probablement le plus cruellement déçu par lui. La voix grave et la présence de Robert Lalonde (Ben, le frère de Willy qui s’est exilé et est devenu riche) réussissent à ramener Willy à sa triste réalité. Tous les acteurs tirent parfaitement leur épingle du jeu.

Chapeau à la mise en scène dépouillée, aux flash-backs parfaitement réussis et au choix des interprètes qui nous touchent profondément.

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0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Au Théâtre du Rideau Vert
4664 rue Saint-Denis
(métro Mont-Royal ou Laurier)
Billetterie : 514.844.1793 ou sur le site http://www.rideauvert.qc.ca

 

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