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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
Vins et Santé, encore--- et plus
Le Samedi le 13 septembre, 2003
Vive le vin rouge!
Depuis la parution des études appelées par les Américains le « paradoxe français » il y a une dizaine d’années, il ne se passe pas une semaine sans qu’on ait de nouvelles révélations concernant le vin et la santé. Tout récemment on pouvait lire : « une molécule du vin prolonge la vie des cellules humaines ». On précisait qu’un médecin de l’École de médecine d’Harvard , en était arrivé aux conclusions que des molécules du vin rouge pouvaient apporter ces avantages.
Il était dit qu’un certain régime alimentaire faible en calories avait été testé chez divers animaux et que ce régime semblait protéger du cancer tout en retardant les effets du vieillissement. Or, selon l’étude précitée, une molécule présente entre autres dans le vin rouge produisait les mêmes effets que cette diète. --- Vous pensez bien que je vais continuer à boire du vin rouge.
LE CHILI
Il semble que le Chili aura connu une excellente année viti/vinicole. On sait que l’Hémisphère Sud a 6 mois d’avance sur notre moitié de la planète. Ainsi, les vendanges au Chili, en Australie et autres contrées australes se déroulent en février ou mars, pendant que nous sommes en plein hiver et que nous devons attendre à septembre ou octobre pour cueillir nos raisins.
On apprend, pour ce qui est du Chili, que la récolte de 2003 montre un accroissement de production de 18,8% par rapport à l’an dernier. L’augmentation est due particulièrement à de nouvelles plantations. On note que la production du Chili a augmenté de près de 4 millions d’hectolitres, depuis 1996. D’autre part, les autorités viticoles estiment que la qualité, cette année, est excellente.
Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que les « vieux pays » s’inquiètent un peu, beaucoup du progrès des nouveaux pays producteurs. Si cela peut inciter l’Europe à plus de rigueur et de souci de la qualité et surtout à ne plus croire qu’on est seul au monde, ce sera une bonne affaire, surtout si on révise la politique des prix, par la même occasion.
Deux Canadiens
Le monde du vin a de ces surprises parfois. On sait depuis un bon moment qu’un Canadien, de Laval, a très bonne réputation en Bourgogne. Pascal Marchand dirige présentement le Domaine de la Vougeraie de la maison Boisset, la Famille des Grands Vins. Auparavant, il avait redonné vie et renommée au Pommard clos des Épeneaux, domaine Comte Armand. Il y a quelques années, Boisset, la Famille des Grands Vins a retenu les services de Pascal Marchand pour lancer le Domaine de la Vougeraie qui a acquis, au fil des ans, un nom de prestige.
Aujourd’hui, c’est Vincor International qui annonce la nomination de Thomas Bachelder à la direction viticulture du Clos Jordan. - Pascal Marchand a contribué, au début du Clos Jordan, en Ontario, à établir les meilleures conditions de culture et de vinification. Il lui était sans doute difficile de contrôler les deux grands domaines de chaque côté de l’Atlantique. L’Histoire ne dit pas s’il a suggéré le nom de Thomas Bachelder de Monréal, pour prendre la direction du Clos Jordan, tout concorde pour qu’il en soit ainsi.
Le Clos Jordan est né, au début de l’an 2000, d’un partenariat entre Vincor international et Boisset. Donald Triggs, président de Vincor se félicite que Thomas Bachelder prenne la direction de ce surpebe domaine. De son côté, le partenaire fançais, Jean-Claue Boisset estime que le groupe a bénéficié d’un grand privilège en retenant les services de Bachelder, un « vinificateur qui comprend les traditions ancestrales de la Bourgogne et qui sait les adapter parfaitement aux terroirs exceptionnels du Nouveau Monde », en l’occurrence la Vallée du Niagara, en Ontario.
LES CAVAS
En Espagne, les vins mousseux élaborés selon la méthode traditionnelle (on dit parfois méthode champenoise) sont désignés sous l’appellation CAVA. 90% de ces vins viennent de la province de Barcelone, en Catalogne. Et, comme dans la plupart des régions ou pays producteurs de vins mousseux, la gamme, en Espagne, s’étend du blanc au rosé, du brut au moelleux, selon le degré de sucre résiduel,
Leur prix bien abordable ont rendu les cavas bien intéressants. Mais comme on dit : « attention de frapper à la bonne porte », C’est à dire que ces mousseux ne sont pas tous d’égale qualité. Mais, quant à moi, il me semble que la SAQ a su choisir de bons produits et s’il en est qui soit plus plaisant, tous les vins espagnols mousseux méritent note attention.
Bonne fin de semaine.
P.S. Je viens de recevoir un avis... Plusieurs vins seront offerts à prix réduits du 18 au 28 septembre, lors d'achats à la demi-caisse. Certains vins de consommation courante reviennent à moins de 10$. J'yr reviendrai sous peu.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
Jgjutras@videotron;ca
Planète Québec
http://planete.qc.ca/jutras/potin/potin-1392003-61997.html
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