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L’avenir passe par le nord

C’est sous le signe de la nordicité et des grands espaces que se conjugue l’avenir des parcs nationaux au Québec puisque 9 des 11 projets du gouvernement québécois sont situés au nord du 50e parallèle et représentent près de 10 fois la superficie du réseau actuel.

Les territoires de quatre des parcs projetés, tous situés au Nunavik, ont obtenu le statut de réserves de parc national et sont soustraits à toute activité industrielle d’exploitation des ressources naturelles, en plus d’être reconnus comme aires protégées selon les critères de l’Union mondiale pour la nature (UICN).

Le projet de Kuururjuaq, dans le secteur des monts Torngat, au nord de la péninsule d’Ungava, a déjà fait l’objet d’audiences du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) et les audiences pour celui des Lacs-Guillaume-Delisle-et-à-l’Eau-Claire, un méga-parc de 26 910 km2 projeté près de la baie d’Hudson, auront lieu en juin 2008.

Les projets du Cap-Wolstenholme, avec ses falaises de plus de 300 m en bordure du détroit d’Hudson, et des Monts-de-Puvirnituq, au nord-est de la baie d’Hudson et qui inclut l’une des rares aires de mise bas de l’ours blanc et le seul site connu de nidification du cygne siffleur au Québec, sont les deux autres qui détiennent ce statut.

Le cinquième projet au Nunavik est celui de la Baie-aux-Feuilles, qui renferme le plus important estuaire de la Baie d’Ungava et où sont observées les plus hautes marées du monde avec une amplitude allant jusqu’à 17 m.

La création des cinq nouveaux parcs du Nunavik devrait se concrétiser dans un échéancier de trois à quatre ans.

Quatre autres futurs parcs seront situés entre le 50e et le 55e parallèle, à savoir Assinica, qui est en phase préliminaire, Albanel-Témiscamie-Otis, qui ouvrira au printemps 2008, Harrington Harbour, où a été tourné le film La grande séduction et prévu pour 2009-2010, et Natashaquan-Aguanus-Kenamu, qu’on prévoit créer en 2011-2012.

Les deux seuls parcs méridionaux projetés sont celui du Lac-Témiscouata, dont l’échéancier est fixé à 2010, et d’Opémican, qui protégerait une partie du lac Témiscamingue et dont la création est prévue pour 2012.