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Agriculture durable? Une farce

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Pas d’aide financière sans respect de l’environnement, dit le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Pourtant, en 2006, pas moins de 42 millions $ ont été versés à 57 porcheries que les fonctionnaires savaient en surplus
de phosphore.

Le commissaire au développement durable, Harvey Mead, y voit la preuve que le MAPAQ «n’a plus le pouvoir de chef de file, il a perdu sa capacité de coordination» en matière d’environnement.

Cela est particulièrement vrai avec la Financière agricole du Québec, qui gère les programmes d’aide aux producteurs et dont le conseil d’administration est composé très majoritairement de gens extérieurs au ministère.

C’est cet organisme qui a indemnisé des entreprises en faisant fi du principe d’écoconditionnalité, qui lie l’obtention de fonds publics au respect des normes environnementales.

En 2005, la Financière s’est ainsi contentée de contrôler les adhérents qui exploitaient un nouveau lieu de production, soit à peine 9 % des assurés.

En 2006, elle a obtenu la liste des contrevenants du secteur porcin, mais ne les a pas pénalisés, tandis qu’elle était incapable de recueillir l’information sur les autres types d’exploitation.

M. Mead y voit un problème d’équité. «Certains producteurs continuent de recevoir le montant total d’aide financière tout en étant en contravention avec la réglementation, alors que d’autres doivent investir, notamment en louant des terres qui servent à l’épandage, afin de se conformer aux normes en vigueur», écrit-il.

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