Accueil bulletin Je t'aime 2007/04/03 mardi

2007/04/03 mardi

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Les amours de Victor Hugo avec Juliette.

Les deux amants évitent de se montrer dans des endroits fréquentés, où trop de regards indiscrets les guettent. Juliette le déplore, car elle n’aime rien tant qu’être vue au bras de son seigneur et maître. Elle est si fière de s’exhiber avec lui que, dans ces instants-là, il lui semble qu’elle est Mme Hugo et que tous les passants l’envient pour sa chance.

Même quand il omet de lui rendre visite, malgré sa promesse de la veille, elle geint mais ne le condamne pas:

« Il est bien plus de 11 heures et je ne t’attends plus (…). Je t’écris ces lignes pour me justifier du chagrin que j’ai chaque fois que je ne te vois pas. Je souffre, mais je ne t’en veux pas, je pleure, mais je ne t’accuse pas: je suis souvent très à plaindre, mais je ne cesse de t’aimer à l’adoration. Je voudrais que tu en fusses bien sûr, il me semble que je supporterais avec plus de résignation ma mauvaise position (…). Mais j’oublie, en t’écrivant, que tu travailles, que tu es bien fatigué, que tu n’as ni la force ni le temps d’écouter, c’est-à-dire de lire, tous mes tourments. »

Selon son habitude, il se justifie de ces prétendues cruautés mentales en évoquant, dans ses lettres, les voluptés qu’elle lui donne et le supplice qu’il endure chaque fois qu’il doit s’en passer :

« Je voudrais avoir là, comme tout à l’heure, ton pied, ton pied charmant, ton pied nu, ta main, tes yeux et tes lèvres sous mes lèvres. Je te dirais toutes ces choses qui ne se disent qu’avec des sourires et des baisers. Oh ! je souffre bien souvent, va, plains-moi! Mais je t’aime. Aime-moi. »

Présenté par Ginette Villeneuve.

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