Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de grands philosophes qui aient insisté sur la nécessité de se sentir bien intérieurement pour mener sa vie à bon terme.

Les philosophes depuis Pythagore parlent des grandes questions métaphysiques sans jamais aborder les questions d’humeur, de ménopause, de malaise, de nourriture ou de logement.

Seuls quelques-uns ont abordé la question, mais aucun d’eux n’a insisté sur le fait qu’il fallait se sentir solide intérieurement pour pouvoir vivre sa vie.

Peut-être les maux de l’humanité se sont-ils amplifiés au cours des millénaires, car depuis que ces penseurs phares ont commencé à se pencher sur ces questions, il semblerait qu’un courant se soit développé dans le sens d’une plus grande compréhension des conditions requises pour une vie heureuse et saine.

J’appartiens à ces philosophes qui croient que les difficultés respiratoires ou le ventre vide, le mécontentement existentiel ou la solitude sont nuisibles à la santé.

Les grandes religions ont probablement sur ce point aidé les humains plus que les grandes philosophies. Malheureusement, elles ont fait payer à l’humanité ce secours consolateur en l’affligeant d’une dépendance émotionnelle exorbitante à l’égard de Dieu, si bien que l’homme en est venu à penser qu’il ne pouvait pas s’en tirer par lui-même.

C’est peut-être la philosophie de Gurdjieff qui est la plus révélatrice à cet égard. En résumé elle nous dit : l’homme est fichu sans un sur-effort constant pour se tirer du pétrin. Comme Socrate, il considère la vie comme une maladie. Or, Gurdjieff n’a vu que très tardivement qu’il y avait une autre voie : celle de la facilité consciente et de la fête.

C’est à ces choses que je pense lorsque je me réveille le matin. J’ai à cœur d’avoir une diète saine, de faire de l’exercice, de bien dormir, car je sais qu’il est impossible d’être heureux si les conditions d’existence élémentaires ne sont pas assurées. Le seul fait de penser ces choses permet une transformation de la vie.

Il est absolument essentiel que nos idées nous aident à vivre mieux, car le réel ne demande pas mieux que de se soumettre à un plan de vie qui garantisse le bonheur et la liberté en premier.

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André Moreau - en liberté

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