Tout le monde sait que je suis un écrivain prolifique qui ne travaille pas, qui n’est agréé par aucune université ni par aucun collège à cause de son enseignement trop véridique, qui ne jouit d’aucune subvention du gouvernement et qui pourtant annonce pour bientôt la parution de son 42e ouvrage.

Parmi mes livres, il y a des briques de 800 pages qui coûtent une fortune à publier et que je finance moi-même. On peut se demander comment je fais. Eh bien, voici ma recette

Quand l’argent me manque, je me mets à le traiter comme une femme et je le séduis. Oui, oui, il y a un moyen de courtiser l’argent.

Vous êtes-vous déjà promené avec un billet de mille dans vos poches? Il faut essayer! Vous verrez ce qui se produira quand vous payerez votre paquet de cigarettes avec ce billet. La mine ahurie du marchand vous en apprendra plus sur ce que vous devez penser de vous-même que cent ans de réflexion dans votre cabinet.

Vous apprendrez à penser en riche. Vous direz au portier d’un grand hôtel : ” Pardonnez-moi, je n’ai qu’un billet de mille! ” Et il vous sourira davantage – sans que vous lui donniez de pourboire – qu’à celui qui lui remet cinq dollars.

Voltaire jeune, après avoir encaissé une traite de son éditeur, décida de louer un somptueux carrosse et de se promener dans Paris pour se faire voir de ceux qui n’ont d’yeux que pour la fortune. Ce manège lui rapporta plus qu’un solide investissement. Car, malgré son indigence tout à fait momentanée, il était en puissance un prince des lettres et soupesait en imagination l’or de l’esprit.

Il n’y a pas, soutenait Kant, de différence, quant à l’essence, entre cents thalers réels et cent thalers possibles. Mais oui, bien sûr, il ne peut en être autrement. Le semblable est attiré par le semblable. Tout homme devient ce qu’il pense.

L’idée qui occupe son esprit est une forme-pensée qui, telle un réceptacle vide à la recherche d’un contenu, attend d’être remplie par une réalité correspondante dans le réel.

Sur ce plan, Joseph Murphy pense comme moi. ” Je suis parfaitement conscient, écrit-il, que l’argent est une idée divine qui circule librement dans ma vie et dont je ne manque jamais. ” Séduire l’argent consiste à lui ressembler. Or, il n’arrive à un homme que ce qui lui ressemble.

http://pages.infinit.net/jovialst

88888

Plus dans la section

André Moreau - en liberté

Related Post
  • 24 April 2006 par › Planète Québec

    Ma vérité toute nue

    Dans une philosophie de la lumière et de la joie pure comme la mienne, il n’y a pas de place ...Readmore
  • 4 April 2006 par › Planète Québec

    Je vis nu

    Certaines personnes ont beaucoup de difficulté à vivre en société. Les explications qu’on ...Readmore
  • 15 March 2006 par › Planète Québec

    2,000 ans de malheur chrétien

    Le jovialisme tel que je le vis et l’enseigne aujourd’hui sera considéré demain comme ...Readmore