Ceux qui vivent sous l’empire de la personne et de la loi du plus grand nombre, soumis aux soubresauts de leur mental réactif, ne savent pas à quel point ils dépensent une énergie énorme en pure perte.

Saviez-vous qu’à cause de nos mauvaises habitudes psychophysiologiques, nous dépensons autant d’énergie pour ramasser un dé à coudre tombé par terre que pour soulever un poids de 200 kilos ?

Nous dépensons une énergie invraisemblable pour respirer, pour marcher, pour manger, pour jouer, pour faire l’amour. Tout ce que la personne entreprend est souffrant parce que, identifiée à son propre corps, elle ne connaît pas la joie de la délivrance.

Pourtant, ce n’est qu’une fois délivré en partie de la tutelle de la loi du plus grand nombre, que j’appelle la loi générale, que l’homme comprend à quel point il s’est privé de douceur, de tranquillité et de jouissance.

L’homme enrôlé, diverti, aliéné fait penser aux obèses qui supportent 200 kilos de plus que ce qui est normal pour un humain. Une fois qu’ils ont maigri, pour leur faire réaliser ce à quoi ils ont renoncé, on leur attache parfois aux poignets, aux chevilles, à la taille et aux épaules l’équivalent de ces 200 kilos et on leur fait monter un escalier. Alors, ils ne comprennent pas comment ils ont pu porter cet excès de poids parfois pendant des décennies et s’aperçoivent qu’ils se comportaient en condamnés aux travaux forcés.

L’homme sur terre est un bagnard qui s’impose une punition : celle de vivre dans un stress permanent, celle de travailler à la sueur de son front, celle de supporter l’incertitude de ses démarches, etc.

L’homme qui s’en va travailler le matin pendant 25 ans, toujours à la même heure, en répétant des gestes mécaniques, ne s’avise généralement de sa fatigue qu’au moment où il prend sa retraite.

L’homme au travail vit sous hypnose. Il croit qu’il est heureux, qu’il aime son travail. Au fond, il se vend cette idée et l’achète parce qu’elle fait son affaire. Laissé à lui-même à la maison, il s’ennuierait par pauvreté intellectuelle, par anémie affective par manque d’initiative. Aussi bien dire que l’homme souffre toute sa vie et meurt en pensant à la vie qu’il aurait voulu vivre.

C’est une chose d’obéir à des mécanismes mentaux stéréotypés et ç’en est une autre d’obéir à son être profond. Dans le premier cas, on est un esclave ; dans le second, un homme libre.

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André Moreau - en liberté

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