Accueil André Moreau - en liberté Le temps est en train de me donner raison

Le temps est en train de me donner raison

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Lorsque l’homme suit son inclination naturelle, il ne cherche pas à travailler.

Il aurait dit-on fait ses débuts sur terre en étant un cueilleur et un chasseur. Les choses allaient bien jusqu’à ce qu’il se mette à peiner et à suer.

Toutes sortes de codes furent alors conçus pour réglementer sa nouvelle activité laborieuse. De modernes notions apparurent : effort, contrôle, production, rendement, routine.

Certains ont tenté de faire croire à l’homme que c’était un progrès, alors qu’il semblait évident qu’il s’agissait d’une sorte d’esclavage où il perdait sa spontanéité, sa liberté et sa créativité et devenait victime d’épuisement et de burn-out en même temps que sa planète suffoquait sous la pollution.

On a défendu une politique de peuplement et on a entassé tous les nouveaux venus dans des villes de briques, d’acier et de béton. Est-ce là l’avenir de l’homme ?

Au train où vont les choses, l’humanité périra à brève échéance pour s’être trop agitée. On pourrait dire aujourd’hui qu’il n’y a pas d’avenir pour celui qui se lève tôt.

Il est important de comprendre que l’homme n’est pas fait pour l’effort mais pour la facilité, qu’il n’est pas fait pour l’angoisse mais pour le plaisir, et qu’il n’est pas fait pour se multiplier à l’infini en faisant de plus en plus d’enfants. L’humanité est trop nombreuse.

Mais la morale veille : l’homme est coupable de naissance, il doit travailler pour expier ! Tout ceci relève d’une ignorance grossière tissée de malveillance. D’une part, l’homme veut se sacrifier ; d’autre part, il veut exploiter ses semblables. La boucle est bouclée.

Il faut être très intelligent pour bien vivre sans travailler et il faut se sentir singulièrement libre pour échapper à la morale. Adieu donc ennui, angoisse, routine, fatigue, souffrance, maladie et mort !

Bien sûr, on ne me croit pas. C’est trop facile. Comme le dit l’adage : à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Les humains recherchent la souffrance. Cet homme qui s’en va souffrir délibérément est acclamé comme un modèle de détermination et d’audace.

Avons-nous à ce point été influencés par l’image d’un Dieu supplicié que nous ne puissions nous sentir bien qu’en souffrant ? N’oublions pas qu’il s’agit là d’un réflexe d’esclave, car c’est à eux que la souffrance est administrée.

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