Quand je parle du bonheur, je parle de la passion de l’absolu. Je ne parle pas d’une émotion tranquille, sage, innocente, effacée, résultant de la modération, de l’oubli de soi et de l’humilité.

Je parle d’une énergie qui se fait conscience, qui touche l’être, qui délivre et réconcilie tout à la fois.

Le bonheur est la passion des forts, et non cette expérience qu’on prête au paysan serein qui regarde dans le vague en tirant sur sa pipe.

Je comprends le pilote de course, le marathonien, l’explorateur, l’équilibriste, l’alcoolique, le criminel, le saint car je les vois remettre en cause le principe de la nature et de la vie.

Nous ne pouvons continuer de nous comporter comme un troupeau de gagne-petit, de pense petit.

Pensez à toutes ces bonnes gens qui s’en vont ensemble, la main dans la main, comme de petits moutons paisibles, obéissants, rassurés, acceptant de vivre et de mourir, de souffrir et d’être vulnérables, inculquant à leurs enfants la crainte de Dieu, le respect de la loi, la soumission à l’État, le sens de l’économie, l’esprit de sacrifice.

La chose la plus terrible qui soit est l’acceptation.

Croyez-moi, ce n’est pas faire preuve d’agressivité que de réagir humainement et sans délai à une situation qui s’avère être, plus j’y pense, une sorte de fraude cosmique tragi-comique.

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André Moreau - en liberté

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