Moi, je comprends que tout ce qui m’arrive de beau est commandé par le bonheur vivant que j’éprouve.

Et je comprends aussi que si le bonheur universel n’est pas proclamé principe premier de tout ce qui est, à la place de l’amour universel, personne ne sera jamais libre

Pourquoi l’amour au 2e rang? Parce que pour aimer, il faut d’abord “être”. Or, le bonheur est la caractéristique de l’être, pas de l’amour.

L’être est de l’énergie polarisée sous la forme d’un “Je suis” et l’énergie est allégresse, bonheur, fête. L’être et le bonheur, c’est la même chose.

Quant à l’amour universel, il découle du bonheur. Et il ne signifie pas que nous devions nous conduire comme des caniches en quête d’affection.

Je crois qu’il y a toujours un grand respect de soi dans le fait d’aimer peu, de respecter peu, d’admirer peu.

On pourrait dire que l’homme “droit” ne cherche pas son bonheur, mais cherche à rester droit et qu’ainsi, il trouve son bonheur, car il sait d’instinct qu’on ne peut être vraiment heureux quand on se sent faux intérieurement.

Songez que si le bonheur est l’état de mon être, alors tout le monde peut en profiter. En pensant à moi, je me rapproche de tous. Donc pas besoin d’amour pour rencontrer les autres; ils sont déjà là.

Si les autres ont besoin d’être aimés, c’est leur affaire. Personnellement, je pense que quelqu’un qui a perpétuellement besoin d’être aimé pour être heureux est anormal.

La considération des autres, leur reconnaissance, leur amour, leur estime ne devraient pas compter dans l’évaluation de nous-mêmes et ne devraient jouer aucun rôle dans la constitution de notre identité.

Il faut avoir dépassé le stade de l’assistance psychologique pour pouvoir développer notre autonomie intérieure.

Être fort, par soi, dans l’harmonie, sans avoir rien à prouver, sans désir de se justifier, sans se sentir inquiet, c’est ce qui vient faire la différence entre un assisté mental et une personne pleinement émancipée.

À preuve, que font les ignorants qui tombent en amour? Ils s’accrochent à quelqu’un et le sucent à mort (au figuré). Ce sont des nourrissons sur le plan émotionnel. Le bonheur pour eux, c’est de renoncer à vivre par eux-mêmes pour imiter les autres.

Ils se trompent. Ils ne peuvent pas ne pas se tromper. Ils n’ont pas d’être et sont malheureux. Leur sexualité n’est pas intégrée. Ils vivent au stade végétatif. Ils ne peuvent générer que du malheur et de la frustration.

M’a-t-on compris?

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André Moreau - en liberté

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