Certaines personnes ont beaucoup de difficulté à vivre en société. Les explications qu’on leur donne au sujet des problèmes soulevés par la coexistence des humains sont absurdes et fantaisistes.

Naturellement, si tout le monde s’aimait il n’y aurait pas de guerres et les humains seraient portés à s’entraider. Mais voilà, tout le monde n’est pas aimable et il y a toujours un profiteur de service pour abuser des autres.

Toutes les difficultés rencontrées sur terre sont dues à un manque d’harmonie qui découle de l’insistance avec laquelle on se rue sur l’avoir au lieu de se soucier de son être.

Chaque individu devrait s’écouter et mette son être de l’avant pour réaliser ses projets, au lieu d’investir sur l’effort, le contrôle, le travail, le profit, le rendement.

On essaie de nous faire croire que l’homme est fait pour se lever tôt, pour se battre les flancs, pour lutter contre ses semblables et pour produire une qualité de vie qui l’épuise et finalement le tue.

Les agences de voyage nous invitent à faire des croisières, à connaître les vacances de notre vie, à visiter des pays exotiques. Mais cela coûte très cher, est épuisant et oblige le consommateur à travailler très fort pour jouir de ces moments privilégiés.

Ne voit-on pas qu’il s’agit de paradis artificiels créés pour obliger les gens à dépenser? Dans cette société, la plupart des choses que l’homme est invité à faire sont factices, vides de sens et sans lendemain.

C’est dans la perspective d’abrutir les individus qu’on a créé la télévision, les rencontres sportives, les voitures et tous les gadgets technologiques du monde post-moderne. Mais il n’y a jamais eu autant de gens stressés qui souffrent de fatigue chronique, de dépressions et de suicides.

Je n’ai pas le goût de travailler pour mes concitoyens, pour le progrès social, pour le développement de mon pays. Le bien commun, c’est de la frime. Je veux m’occuper de moi correctement. Si tout le monde en fait autant, la vie deviendra agréable sur terre.

La glorification du travail qui caractérise notre société est une aberration. Personne n’est obligé de travailler, de pavoiser en public avec de beaux vêtements, de posséder la voiture de l’année, une grosse maison, un yacht et un avion.

Je vis nu, je ne possède rien et mon expérience me nourrit, me détend et m’inspire. J’ai autant d’amour que j’en souhaite, je suis libre sans raison et heureux pour rien. M’a-t-on compris ?

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André Moreau - en liberté

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