Accueil André Moreau - en liberté Cesser d’être le jouet du programme

Cesser d’être le jouet du programme

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Ne vous est-il jamais arrivé, après une crise émotionnelle grave, de vous demander quel était le problème qui vous accablait tant ?

Vous avez soudain ressenti un soulagement tel que vous vous êtes demandé comment vous aviez pu laisser une situation vous troubler autant.

Imaginez maintenant que c’est toute votre vie qui, du jour au lendemain se trouve soudainement délivrée des tensions accumulées par des décennies d’autocritiques, d’autodestruction, de blocage, de misère émotionnelle.

Vous vous sentiriez au paradis, n’est-ce pas? Et pourtant, vous seriez en droit de vous questionner sur ce qui vient de vous arriver.

Pourtant, il n’est pas déraisonnable de croire que quelqu’un puisse s’éveiller d’un seul coup et se mettre à rire. Comme les prisonniers des camps de concentration qui, à la fin de la guerre, se sont levés un bon matin et ont vu les portes de leur camp grandes ouvertes et les bourreaux partis.

Ils n’ont pas compris tout de suite qu’ils pouvaient quitter cet endroit sur le champ, que rien ne s’opposait à leur élargissement. Et pourtant, c’était bien vrai : ils étaient libres comme l’air.

Leurs gardiens avaient fui devant l’arrivée des troupes alliées. On peut aisément concevoir leur incrédulité : après six ans de captivité, de privations, de peur d’être tués, ils pouvaient tout simplement sortir du camp.

Comme on le voit, il y a des libérations sur le plan physique qui arrivent à l’improviste. Il y en a également sur le plan métaphysique, mais c’est plus rare.

Ce qui se passe habituellement chez l’individu qui s’éveille, c’est qu’il n’a pas vu sa conscience s’affranchir progressivement de ses limites, si bien qu’il se trouve tout surpris d’être plongé dans le matin clair. Il ne peut tout simplement pas y croire. Mais tout le temps qu’il s’y préparait, cet étrange matin était en vue.

À partir de ce moment-là, presque rien de ses anciennes habitudes ne subsiste. Il lui faut un certain temps avant de réaliser qu’il peut s’en aller, sortir de la salle de cinéma, cesser d’être le jouet du programme.

C’est ce qui m’est arrivé quand j’ai décidé de vivre à jamais dans le matin clair et d’oser agir selon mon inclination, sans souci des conséquences de mes actes, car je savais m’être inscrit dans une perspective éternelle.

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