Évangile selon Matthieu, chapitre 26

Les chefs des prêtres et les anciens du peuple juif en ont assez : ils décident d’arrêter Jésus et de le mettre à mort dès qu’un moment propice se présentera. Judas leur offre à cet effet sa collaboration contre trente pièces d’argent. Jésus sait que sa mort approche. Il interprète même dans cette perspective le geste d’une femme qui verse un parfum coûteux sur sa tête.

Avant le jour fatal Jésus tient à célébrer avec ses disciples le repas de la Pâque. Cette fête religieuse commémore la sortie d’Égypte du peuple juif au cours de laquelle fut instaurée avec Dieu une alliance gage de salut. Au cours du repas il précise le sens de sa mort en se référant à cet événement capital. Il déclare que son corps et son sang, qui sont ici représentés par le pain et le vin, que sa mort en somme scelle une nouvelle alliance avec Dieu au même titre que le pain sans levain mangé lors du repas pascal initial et le sang de l’agneau aspergé sur les portes sont les signes de l’ancienne alliance.

Après avoir mangé et but et avoir chanté les psaumes tous se dirigent vers le mont des Oliviers pour y bivouaquer. Avec un accent de tristesse Jésus prédit alors que ses disciples vont l’abandonner en ce pénible moment, même Pierre malgré ses dénégations virulentes. La vérité est que celui-ci, accompagné de Jacques et Jean, ne peuvent même pas rester éveiller pour le réconforter pendant que Jésus éprouve une angoisse terrible devant le sort qui l’attend. « Mon Père, si c’est possible, éloigne de moi cette coupe de douleur » implore-t-il dans sa prière.

« Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux », ajoute-t-il en s’abandonnant à la volonté de Dieu. Des gens armés d’épées et de bâtons, sous la conduite de Judas, viennent l’arrêter sans qu’il n’oppose de résistance. On le conduit devant le tribunal suprême de son peuple où l’interroge le grand-prêtre. « Au nom du Dieu vivant, je te demande de nous répondre sous serment : es-tu le Messie, le Fils de Dieu? » Mais Jésus choisis de se présenter comme étant l’égal de Dieu ce qui est aussitôt considéré comme un blasphème entraînant sa condamnation.

Pierre suit le cortège mais de loin pour ne pas se compromettre. Acculé au mur il déclare à trois reprises et jure qu’il ne connaît pas ce condamné. Prenant conscience de sa trahison et de sa lâcheté il s’éloigne en pleurant.

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À la rencontre de Jésus

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