Accueil À la rencontre de Jésus Les miracles : guérisons de l’âme

Les miracles : guérisons de l’âme

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Évangile selon Marc

L’homme tourmenté par un esprit mauvais 1,21-28

Jésus ne se contente pas de proclamer la Bonne Nouvelle, consistant en la découverte d’un Dieu engagé dans l’avènement d’un monde où règnent la solidarité, la justice et la paix. Il enseigne aussi; il explique, il commente la Parole de Dieu inscrite dans les Écritures. Et il excelle à cette tâche, à en juger par la réaction qu’il suscite : « Les gens qui l’entendaient étaient impressionnés … car il leur donnait son enseignement avec autorité ». De plus, sa parole produit des résultats concrets. Comme c’est le cas à la synagogue de Capharnaüm où il libère un homme de ses tourments mortifères en intimant à l’esprit mauvais qui l’habite : « Tais-toi et sors de cet homme ! ». Ébahis, les gens se demandent : « Qu’est-ce que cela ? », qui est donc cet homme? Curieusement, l’évangéliste Marc met la réponse à cette question dans la bouche de l’adversaire, « l’esprit mauvais » : « Je sais bien qui tu es : le Saint envoyé de Dieu ! »

Jésus guérit un homme possédé par des esprits mauvais 5,1-22

Cette fois Jésus est en pays étranger, de l’autre côté du lac de Galilée, chez les Géraséniens. Un homme vraiment effrayant se présente à lui. « Continuellement, la nuit comme le jour, il errait parmi les tombeaux et sur les collines, en poussant des cris et en se blessant lui-même avec des pierres ». Personne ne pouvait le maîtriser. Cet homme était tourmenté par une multitude d’esprits mauvais qui ne voulait pas le quitter. Voyant arriver Jésus il s’écria avec force : « Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut? Je t’en conjure, au nom de Dieu, ne me tourmente pas ! ». Après négociation, Jésus convint de laisser les esprits mauvais sortir de l’homme et entrer dans des porcs qui se trouvaient à proximité. Tout le troupeau se précipita aussitôt du haut de la falaise dans le lac et s’y noya. En apprenant ce qui s’était passé, les gens de la région, ne sachant qu’en penser, « se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire ». De son côté, l’homme guéri « se mit à proclamer dans la région tout ce que Jésus avait fait pour lui ».

Une femme étrangère croit en Jésus 7, 24-30

Pour s’éloigner de la foule qui le harcelait, Jésus se retire dans une région voisine « et il voulait que personne ne sache qu’il était là ». Peine perdue! Une femme qui avait entendu parler de lui se jette à ses pieds en demandant la guérison de sa fille harcelée par un esprit mauvais. Or surprise! Jésus refuse! Au motif que cette femme est phénicienne, étrangère, c’est-à-dire non-juive. Et que, selon les prétentions les plus répandues, la mission de Jésus concerne d’abord et avant tout le peuple juif. Mais la femme insiste et Jésus se laisse convaincre en reconnaissant sa démarche de foi. Il montre ainsi que Dieu n’appartient à aucun groupe humain et que la Bonne Nouvelle s’adresse à tout le monde sans exception.

Jésus guérit un enfant tourmenté par un esprit mauvais 9,14-29

Les disciples, malgré tous leurs efforts, n’ont pas pu guérir cet enfant « tourmenté par un esprit mauvais » qui l’empêche de parler, le saisit n’importe où, le jette à terre. En désespoir de cause, le père s’adresse à Jésus : « Aie pitié de nous et viens à notre secours, si tu peux! ». Jésus réplique : « Si tu peux, dis-tu. Mais, tout est possible pour celui qui croit ». Le père de l’enfant s’écrie aussitôt : « Je crois, aide moi, car j’ai de la peine à croire! ». Jésus prit alors l’enfant par la main, le fit lever et l’enfant se tint debout. Il était guéri. Plus tard les disciples lui demandent : « Pourquoi n’avons-nous pas pu chasser cet esprit? ». Et Jésus leur répond : « C’est par la prière seulement qu’on peut faire sortir ce genre d’esprit ». Il sous-entend ainsi que les disciples ont peut-être trop cherché à exercer leur propre pouvoir plutôt que de faire confiance à Dieu dans la prière. Or seule la foi, même chancelante comme celle du père, peut faire des miracles.

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