Accueil À la rencontre de Jésus La réaction des gens (suite)

La réaction des gens (suite)

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Évangile selon Marc

Jésus guérit un homme sourd et muet 7, 31-37

Dans l’évangile de Marc Jésus demande à plusieurs reprises aux gens de faire silence sur les guérisons et les prodiges qu’il opère. C’est le cas ici où, après avoir guérit un homme qui était sourd et avait de la peine à parler, il recommande à la foule « de n’en parler à personne ». Mais les hommes étant ce qu’ils sont, « plus il le leur recommandait, plus ils répandaient la nouvelle ». On les comprend car : « les gens étaient impressionnés au plus haut point ; ils disaient : Tout ce qu’il fait est vraiment bien ! Il fait même entendre les sourds et parler les muets ! ».

Jésus répond à une accusation 3,22-30

Les maîtres de la loi venus spécialement de Jérusalem pour observer Jésus en action adoptent une stratégie bien connue pour lutter contre la popularité de Jésus. Ils s’efforcent de discréditer son action en disant : « Béelzébul, le diable, habite en lui. » « C’est le chef des esprits mauvais qui lui donne le pouvoir de chasser ces esprits ». Jésus a tôt fait de montrer le caractère déraisonnable de leur accusation.

L’ impôt payé à l’empereur 12, 13-17

Même les adversaires de Jésus reconnaissent ses qualités exceptionnelles! En effet, quelques Pharisiens et quelques Hérodiens viennent lui dire : « Maître, nous savons que tu dis la vérité; tu n’as pas peur de ce que pensent les autres et tu ne tiens pas compte de l’apparence des gens, mais tu enseignes la vérité sur la conduite qui plaît à Dieu ». Toutefois ce compliment est ici intéressé car ce faisant ses interlocuteurs mal intentionnés cherchent à tirer profit de l’intégrité de Jésus en lui tendant un piège: « Dis-nous, notre loi permet-elle ou non de payer les impôts à l’empereur romain? »lui demandent-ils. Si Jésus interdit de payer l’impôt, il peut être dénoncé aux Romains comme opposant politique ; s’il invite à payer l’impôt, il apparaît au peuple comme un traître à Israël. Pour sortir de l’impasse Jésus délaisse l’aspect moral ou juridique de la question et se place sur le terrain de la réalité concrète. Montrant une pièce d’argent, il demande : « Ce visage et ce nom gravés ici, de qui sont-ils? ». « De l’empereur » lui répond-on. César exerce donc son autorité dans les faits laisse-t-il entendre, alors « payez donc à l’empereur ce qui lui appartient ». Mais le pouvoir de César n’est pas le seul qui compte ajoute Jésus, et n’est peut-être pas le plus important, alors n’oubliez pas, « rendez à Dieu ce qui lui appartient ». À ses yeux, l’ordre matériel et politique n’est pas incompatible avec l’ordre spirituel.

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