Évangile selon Marc

Les soldats se moquent de Jésus 15,16-20

Jamais Jésus ne s’est désigné comme le roi des Juifs. C’est pourtant cette accusation qui est retenue contre lui et qui sert de prétexte aux railleries cruelles que les soldats lui font subir. Se prêtant dans une bouffonnerie malveillante à ses dépends « Ils le revêtirent d’un manteau rouge, tressèrent une couronne avec des branches épineuses et la posèrent sur sa tête. Puis ils se mirent à le saluer : Salut, roi des Juifs. Et ils le frappaient sur la tête avec un roseau, crachaient sur lui et se mettaient à genoux pour s’incliner bien bas devant lui ».

Jésus est cloué sur la croix 15,21-32

La crucifixion est un supplice horrible infligé par les Romains à certains types de condamnés : esclaves révoltés, brigands de toutes sortes, prisonniers de guerre et agitateurs politiques. Tout le monde considère Jésus comme un de ces malfaiteurs et se moque de lui : « Les passants l’insultaient en hochant la tête; ils lui disaient : Hé! Toi qui voulait détruire le temple et en bâtir un autre en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix! De même, les chefs des prêtres et les maîtres de la loi se moquaient de Jésus et se disaient les uns aux autres : Il a sauvé d’autres gens, mais il ne peut pas se sauver lui-même! Que le Messie, le roi d’Israël descende maintenant de la croix! Si nous voyons cela, alors nous croirons en lui ». Ceux qui avaient été mis en croix à côté de Jésus l’insultait aussi.

La mort de Jésus 15, 33-41

Soumis à une souffrance physique et morale insupportable Jésus subit pleinement sa condition humaine allant jusqu’à ressentir avec angoisse le silence de son Père : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » s’écrit-il avec force. Il fait ainsi écho aux paroles également bouleversante prononcées au jardin de Gethsémanie : « Abba, ô mon Père, tout t’est possible; éloigne de moi cette coupe de douleur »; supplication à laquelle Jésus trouve néanmoins la force d’ajouter : « Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ». Ici, à l’heure de sa mort, abandonné de ses disciples, c’est un soldat romain, un païen, qui révèle la nature véritable de Jésus vrai Dieu et vrai homme, en déclarant : « Cet homme était vraiment Fils de Dieu ».

Jésus est mis au tombeau 15, 42-47

Mais où sont donc les disciples, les amis proches de Jésus? Enfuis, disparus, enfermés à double tour dans leur maison par peur de subir le même sort que leur maître. Seules quelques femmes qui avaient suivi Jésus et l’avaient servi quand il était en Galilée étaient là et regardaient de loin la scène de crucifixion. C’est Joseph d’Arimathée, un pharisien, qui plus est « membre respecté du Conseil supérieur » ayant condamné Jésus, qui a le courage de demander à Pilate le corps du supplicié afin de l’ensevelir dignement. « Joseph acheta un drap de lin, il descendit le corps de la croix, l’enveloppa dans le drap et le déposa dans un tombeau qui avait été creusé dans le rocher. Puis il roula une grosse pierre pour fermer d’entrée du tombeau. »

Plus dans la section

À la rencontre de Jésus

Related Post
  • 26 April 2020 par › René Guindon

    La réaction des gens (suite)

    Évangile selon Marc Jésus guérit un homme sourd et muet 7, 31-37 Dans l’évangile de Marc Jésu...Readmore
  • 26 April 2020 par › René Guindon

    La réaction des gens (suite)

    Évangile selon Marc Jésus guérit un homme sourd et muet 7, 31-37 Dans l’évangile de Marc Jésu...Readmore
  • 19 April 2020 par › René Guindon

    La réaction des gens

    Évangile selon Marc Jésus parcourt la Galilée 1,35-39 Jésus ne ménage pas ses efforts. La foule...Readmore