Évangile selon Marc

Les chefs complotent contre Jésus 14,1-2

Les Juifs ordinaires ne souhaitent pas la mort de Jésus. Ils se démarquent en cela de leurs chefs religieux qui, conscients de l’opposition populaire que suscite leur projet, « cherchaient un moyen d’arrêter Jésus en cachette et de le mettre à mort. Ils se disaient en effet : Nous ne pouvons pas faire cela pendant la fête, sinon le peuple risquerait de se soulever. »

Judas veut livrer Jésus aux chefs des prêtres 14,10-11

Qu’est-ce qui a bien pu pousser Judas Iscariote, un des douze disciples, à dénoncer Jésus? L’appât du gain? Qui peut sonder les ténèbres du coeur humain?

L’arrestation de Jésus 14,43-52

Les élites du temple ne tolèrent plus la critique que fait Jésus de leur pratique religieuse. Ils rejettent son enseignement qui accorde priorité à l’amour de Dieu et du prochain plutôt qu’au respect de règles tatillonnes. Pour le faire taire et mettre fin à ses activités « les chefs des prêtres, les maîtres de la loi et les anciens » décident de traduire Jésus en justice dans le but de le faire condamner. Ils envoient donc sous la conduite de Judas une « foule de gens armés d’épées et de bâtons » pour l’arrêter. Jésus aurait pu essayer de se soustraire à son sort. Mais il ne le fait pas, contrairement à ses disciples qui tous « l’abandonnèrent et s’enfuirent ». Il choisit plutôt, même s’il doit le payer de sa vie, de rester fidèle à sa mission qui consiste à proclamer l’amour de Dieu pour l’humanité.

Jésus devant le Conseil supérieur 14,53-65

Jésus n’avait qu’un mot à dire pour éviter la torture et la mort. À la question du grand-prêtre : « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu auquel vont nos louanges? » Jésus répond : « Oui, je le suis ». Par ce simple mot il se reconnaît comme le messager de Dieu et il donne à son enseignement valeur de révélation divine. Cette affirmation est considérée par ses adversaires comme une insulte faite à Dieu. « Tous déclarèrent qu’il était coupable et qu’il méritait la mort. »

Jésus est condamné à mort par Pilate 15,1-5 et 6-15

Les Juifs n’ont pas le pouvoir d’exécuter un condamné. C’est pourquoi ils conduisent Jésus devant le gouverneur romain en prétextant qu’il s’est déclaré « le roi des Juifs », ce qui est une parole de sédition pouvant entraîner son exécution. Mais Pilate n’est pas dupe des autorités religieuses. « Il savait bien, en effet, que les chefs des prêtres lui avaient livré Jésus par jalousie. » Malgré ce qui semble être la bonne volonté du gouverneur romain Jésus refuse d’assumer sa défense. « Ne réponds tu rien? Tu entends combien d’accusations ils portent contre toi? » Par contre, la foule excitée par les chefs des prêtres se fait de plus en plus insistante. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs? » demande Pilate. « Ils lui répondirent en criant : ‘Cloue-le sur une croix!’ ». Alors le gouverneur romain, cédant à la demande des Juifs, « fit frapper Jésus à coup de fouet et le livra pour qu’on le cloue sur une croix ».

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À la rencontre de Jésus

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